Un petit rêve réalisé : les briochettes aux pralines roses de mon enfance !



              Comme vous avez pu le constater dans un des mes articles  Moi aussi G. Detou  j'ai acheté un kilo de pralines roses, les vraies, comme celles que je voyais chez le boulanger quand j'étais petite. 

            J'en mangeais rarement, mais leur goût a marqué mes papilles pour toujours!  

            La recette est plutôt simple. J'ai suivi celle qui est enseignée au CAP pâtisserie et que la blogueuse Sabrina a la générosité de partager sur son site (tout neuf, tout beau) Rêve de gourmandises. Je la remercie de tout coeur ! Il me manque sûrement le coup de main pour rouler les boules de pâte comme je l'ai vu faire dans l'émission du Meilleur Pâtissier...

J'ai commencé hier soir et comme il était tard, j'ai laissé reposer la pâte toute la nuit au frigo. Je me suis levée plus tôt ce matin, pour la mise en forme et la cuisson... elles étaient prêtes pour le petit déjeuner. 

               Je ne résiste pas à l'envie de mettre la photo de mes brioches tout de suite...



                       Je me suis toujours demandé pourquoi je n'en voyais pas chez le boulanger... En cherchant un peu, j'ai compris qu'il s'agit en réalité d'une spécialité du Dauphiné, la région où j'ai passé une partie de mon enfance! Ben voilà!! Bien joué Google!

                                                               geant (109).gif

                  La petite histoire de cette brioche est vraiment étonnante. Je l'ai trouvée sur le blog suivant: Flash gourmand. J'y ajoute quelques réflexions personnelles qui me tiennent à coeur, car cette légende renvoie à un mal (ou mâle) qui, au XXIème siècle, nous donne encore du fil à retordre...

                   L'histoire de cette brioche est tout simplement celle d'une femme victime de l'orgueil machiste d'un abruti fini rengorgé de pouvoir.

                        En effet...

                       Cette brioche aurait été confectionnée en hommage à Sainte Agathe, martyre sicilienne du IIIème siècle. Comme elle refusait les avances d'un proconsul romain, ce dernier décida de lui faire abjurer sa foi par la torture. Un tel acharnement n'eut aucun effet sur la fermeté de cette femme hors du commun, ce qui lui valut d'avoir les seins coupés. Ils auraient miraculeusement repoussé le lendemain. 
                      Comme si cela ne suffisait pas, elle fut condamnée au bûcher, mais la terre trembla et engloutit les bourreaux. 

                       Comme la Sicile fut rattachée au Duché de Savoie en 1713, la recette migra dans cette région qui fut également la mienne quelques années. 

                Le 05 février, les femmes avaient pour tradition de fêter la Sainte Agathe en confectionnant de petites brioches rappelant les nobles attributs féminins bafoués par un de ces hommes que le monde engendre encore aujourd'hui et qu'il faut combattre.

                       Plus tard, c'est la ville de Saint-Genix-sur-Guiers qui devient le berceau de cette recette transmise de père en fils. On l'appelle alors "gâteau de Saint-Genix". 

brioche, pralines, pâtisserie

Commentaires

  1. Réponses
    1. Merci beaucoup Pauline! C'est gentil! Passez un beau réveillon de Nouvel An et une belle année 2015! En avant les paillettes! Hihi!

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Miam? Pas miam?